Mickael Vendetta est-il un con ?
Trêve de suspens insoutenable et malgré l’aspect volontairement piégeux de la question, la réponse est définitivement oui.
Mickael Vendetta est vraiment con. Il est même l’Immortel des Immortels à l’Académie de la connerie. Nul besoin d’argumenter sur ce fait établi, l’ensemble de son oeuvre (qui se résume à quelques apparitions dans des émissions pour tout public, mais attardé de préférence) parle d’elle même. Sa dernière déclaration en date sur Lci apparait alors plus comme une apothéose, la griffe de l’artiste, le dernier paragraphe d’un bon Auster.
Mickael Vendetta, grand prophète de la débilitude déclare donc « Pour sortir avec François Hollande, c’est pire que la lose ! S’il est élu, je vais vivre à Los Angeles…« . Formidable souhait que chacun à envie d’exaucer. Un appel direct à l’inscription en masse de tous sur les listes electorales. Une irrépressible envie de voter Hollande.
Ce serait malheureusement trop facile. Il s’agirait alors d’expédier ce convoi de connerie (comme un train de marchandises transportant l’équivalent de 40 semi-remorques de connerie si cher à NKM) chez nos amis américains qui débordent déjà de postulants en la matière. Ceci reviendrait à faire comme Tom Strong, super-héros créé par Alan Moore (je vous en recommande vivement la lecture au 3ème degré, celui qu’on atteint après quelques apéros ou sous l’emprise de cocktails fortifiés en stupéfiants de toutes sortes), dont la principale fonction est de combattre le crime mais sans jamais l’éradiquer. Strong ne fait que se débarrasser du problème en l’envoyant chez les autres. Il s’agirait donc pour nous de faire de même. Je m’y refuse (et finalement je les aime plutôt bien les américains).
Alors que faire si ce n’est conserver en notre sein ce pied de nez de la nature qu’est Mickael Vendetta. Faute de trouver une issue pourtant si alléchante à cette affaire, je me pose alors une deuxième question.
Y a-t-il pire que l’ignorance ?
De tous temps, l’intelligence a été une valeur refuge. Un peu l’once d’or de l’être humain. Une matière impalpable qui, en temps de crise, a toujours permis de surmonter les difficultés. Nous vivons donc la première époque au-cours de laquelle la connerie devient une denrée monnayable, une source de profit et de reconnaissance. Nos ancêtres auraient trouver ce concept pour le moins totalement crétin; nous en avons fait une réalité : la connerie serait un bienfait générateur d’idolatrie et d’argent. Autrement formulé, Mickael Vendetta serait le Louis Pasteur de notre époque (ça pique quand même un peu).
La connerie ayant une valeur, il faut donc nécessairement que certains en profitent. La vraie question de ce post n’est-elle pas finalement : Les journaleux sont-ils des cons ? (les journalistes, ceux qui cherchaient les infos, les recoupaient, les étayaient et les livraient à notre analyse et réflexion ont disparu laissant place aux journaleux dont la qualité de rédaction et d’analyse est inversement proportionnelle à leur égocentrisme).
Bien sur que non. Les journaleux ne sont pas cons, bien au contraire. Ils sont le FMI de la connerie. Ils collectent et distribuent (et avec la quantité inépuisable de matière disponible chez Mickael Vendetta, il y a de quoi occuper une armée de pigistes à Voici magazine).
Finalement, les cons, c’est peut être vous et moi. Les seuls qui, accablés par tant de connerie regroupée en un seul être ont envie de crier haut et fort leur courroux à ce connard de Mickael Vendetta. Peut être est-ce vrai et je suis bien con de perdre du temps à rédiger ce post. Peut-être.
Mickael Vendetta, si tu lis ce billet (ce qui me surprendrait fortement puisque cela partirait du présupposé que tu t’intéresses à autre chose que ta ridicule personne …. et accessoirement que tu sais lire) sache que finalement je suis ravi de te conserver parmi nous dans ce beau pays qu’est la France. Il nous faut un degré zéro de la connerie, comme un mètre étalon (rien à voir avec une quelconque prouesse sexuelle Mickael) et tu sembles être le parfait candidat. C’est rassurant pour tout le monde et confirme le vieil adage qui disait :
Nous sommes tous le con d’un autre … toi, Mickael Vendetta, tu es le con de tous.





Spa un peu fort Mickaël Vendetta égale en connerie à Louis Pasteur dans son domaine?
Jolie conclusion. On est toujours le con d’un autre c’est vrai.
( rien à voir mais ça fait plaise de te lire à nouveau. Vivement ta critique du prochain GhostRider
#mouahahaahah )
Merci Millie, t’as vu comme la connerie me fait vite sortir de mes gonds.
Sur le ciné, je vais alléger un peu la ligne éditoriale pour étoffer d’autres sujets
Dans une société où le fond est éclipsé par la forme, la non culture est reine. Mickael Vendetta n’est que l’aboutissement de ce cheminement lent et désastreux qui abrutis les masses pour les asservir. Un petit allemand moustachu a dit un jour : HOW FORTUNATE FOR GOVERNMENTS THAT THE PEOPLE THEY ADMINISTER DON’T THINK. On y est. Merci Mickael.
Je ne crois pas que nous en soyons là et reste convaincu que l’impact de ce crétin est aussi faible qu’éphémère mais oui, les gens ont tendance à consommer ce qu’on leur sert sans trop réfléchir
Je suis beaucoup moins optimiste que toi mon Raoul
« De tous temps, l’intelligence a été une valeur refuge. Un peu l’once d’or de l’être humain. Une matière impalpable qui, en temps de crise, a toujours permis de surmonter les difficultés. Nous vivons donc la première époque au-cours de laquelle la connerie devient une denrée monnayable, une source de profit et de reconnaissance. Nos ancêtres auraient trouver ce concept pour le moins totalement crétin ; » Pas si crétin que ça ! Est-il plus facile d’être « con » ou « intelligent » ? Dans les deux cas ça demande un effort ! Pourquoi il serait moins légitime de monnayer sa connerie durement acquise ? Je pense qu’il a le droit, il travail dur pour ça, il n’aspire pas à nous élever. Il s’en tape qu’on soit con ou non, il s’en tape de nous. Il s’amuse, il prend des sous-sous. « Nous sommes tous le con d’un autre … » ; Moi je dirais « Vous êtes tous le Mickael d’un con ! » ; et c’est mieux pour tout le monde ! =).
Je reste convaincu que la connerie ne demande aucun travail particulier et que Vendetta ne s’en rend pas compte. Par contre, les vrais cons de l’histoire sont ceux qui consomment du Vendetta.
Le con qui dispose > le con qui propose